Un moment d'incertitude

Publié le par Aimedjee

Pendant près de trois semaines, je n'ai plus reconnu mon corps. Une pauvre enveloppe toute de fatigue, de fourmillements, de coups d'électricité, d'engourdissements, de bras lourds, de douleurs dans le dos, dans les mains et les jambes. Une faiblesse constante ressentie dans chaque recoin de ma carcasse avec cette sensation d'avoir toujours un petit coup dans le nez et des troubles de la mémoire qui ne me rappellent rien. Je ne me connaissais pas cette maladresse qui m'a surprise et cet effort à me concentrer pour n'importe quoi. Que m'est-il donc arrivé ?
Inquiet, mon médecin traitant m'a envoyée aux urgences. Après une batterie de tests consistant à me faire exécuter quelques mouvements et une prise de sang, l'équipe médicale m'a renvoyée chez moi. Mes symptômes n'étaient pas assez flagrants pour une prise en charge plus poussée et immédiate. Il n'empêche, je suis sortie avec la prescription d'une IRM, après des troubles neurologiques avérés. J'ai ouvert l'enveloppe destinée à mon médecin et j'ai lu le rapport médical.
Aux urgences, j'ai senti cette jambe gauche qui refusait de rester en l'air, une fois, deux fois. J'ai demandé au médecin un troisième essai. Ma jambe s'est levée faiblement avec toute la volonté que j'y ai mis. 
Trois semaines où je n'étais plus la même. Comme si l'impermanente, ici, avait tout son sens. Ecrire m'était difficile, même si le désir était toujours là. J''étais dans l'incapacité de fournir des d'efforts. Et puis mon état m'a rendue perplexe. 
Depuis quelques jours, je commence à me sentir mieux. Après avoir évité de m'inquiéter plus qu'il ne faut et essayé d'observer objectivement les défaillances de mon corps pour en rendre compte aux médecins, je me retrouve. Cependant, le mystère reste entier et quelques symptômes persistent. Il faudra que je patiente jusqu'en octobre pour passer l'IRM. J'en saurai plus... ou pas. 
Un virus qui est passé par là ? Le début d'un mal plus sérieux ? L'expression exarcerbée du passage obligé de toute femme autour de cinquante ans ? Un surmenage déguisé et improbable ? Ou rien ? Le corps est décidément une source inépuisable d''imprévisible...
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Publié dans Coquille de moi

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M
Ah ! ce corps qui vous lâche ou qui hurle que "cette fois çi ça suffit, il va falloir qu'on prenne soin de lui", je l'ai vécu quelques fois et tout est rentré dans l'ordre quand je me suis mise en mode pause et que je lui ai accordé plus d'attention. Cette sacrée enveloppe charnelle ! n'oublions jamais que c'est le vecteur permanent de nos plus belles sensations de vie, de bonheur, de sensualité. Quelle ingratitude que de l'oublier comme je l'ai souvent fait. Maintenant, je veille à son bon état général bien que....quelques attentions supplémentaires seraient fort opportunes. A bientôt.
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A
Je sais depuis longtemps que mon corps est plus intelligent que moi. Il m'arrive encore de faire la sourde oreille avec cet aveuglement singulier de celui qui ne veut rien entendre !...<br /> Etre à l'écoute de cette enveloppe sacrément charnelle ou bien s'en mordre les doigts...Je demande un temps de pause... A tout bientôt Malou des Mers et que le corps soit avec nous... ou plutôt... que nous soyons avec notre corps... ;-)
C
ces maux diffus qui touchent le corps entier, ne sont pas faciles à vivre...<br /> j'en sais quelque chose... ;-)<br /> c'est alors que prend tout son sens le conseil de vivre le moment présent, dans toute son intensité, de détecter le beau dans l'infiniment petit. <br /> Bien sûr c'est tout, sauf facile. Parce qu'il y a l'inquiétude... qu’arrive-t-il? et comment faire pour aller mieux?<br /> Courage à toi...
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A
Des maux diffus pour apprendre à se rassembler... C'est la pensée qui me vient là tout de suite, en toute spontanéité...Oui, je me suis beaucoup apprise durant ces trois semaines ; derrière l'inquiétude légitime, j'ai cherché la quiétude lumineuse parce que la vie est là par delà les maux. J'en ai trouvé un gros bout et j'ai pu à nouveau regarder plus loin que mon corps douloureux. Du courage, en ai-je besoin ? Pas sûr, ce n'est sans doute pas grave et puis aimer la vie me suffit pour tout accepter, même s'il faut du temps... Mais comme il est bon de se sentir comprise. Je t'embrasse très fort marraine Soleil... A tout bientôt...
C
Je suis de ceux qui pensent que les maux du corps ne viennent jamais par hasard, et qu'ils sont reliés avec ceux de l'âme. Ton corps a sans doute voulu te délivrer un message. Mais parfois, la lecture en est malaisée. L'explication du virus n'est pas à exclure, mais là encore, je m'interroge toujours sur mon état général qui a fait de moi une cible pour une de ces charmantes petites bêtes, alors que ma voisine, qui est sur son petit nuage, ne l'a pas attrapé.<br /> Il est clair en tous cas, qu'en cas de symptômes diffus comme ceux que tu décris, la médecine allopathique est toujours démunie...<br /> Bises et très bonne journée à toi. Je te retourne le compliment que tu m'as fait chez moi.
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C
Entièrement d'accord avec toi.<br /> Les toubibs feraient bien de se recycler un peu en psychologie...<br /> Bonne soirée!
A
Le corps et l'esprit font la paire loin du hasard. Moi non plus je n'ai aucun doute là dessus. J'ai ma petite idée quant au message que mon corps m'a abruptement susurré durant ce laps de temps. J'y reviendrai sans doute dans un prochain billet. La médecine allopathique ? Rien que le mot me donne des boutons ! Bibizz et à tout bientôt Célestine.